L’accessibilité du web

Plus on en parle, plus on en fait ?

Mounir Majoubi, secrétaire d’état au numérique du gouvernement Macron, le rappelait il y a quelques mois : tous les Français auront accès au haut débit en 2020 et au très haut débit en 2022. L’occasion de se pencher à nouveau sur un sujet passionnant : l’accessibilité du web.

Quels obstacles à l’accessibilité ?

Derrière le terme de l’accessibilité se cache une série de problématiques qui ne réclament pas une solution unique :

  • une connexion peu rapide,
  • une connexion peu fiable,
  • le niveau d’équipement,
  • le coût des abonnements,
  • la barrière de la langue.

Attardons-nous sur le niveau de connexion. À l’échelle mondiale, les chiffres sont plutôt positifs quand on regarde la connexion depuis un poste fixe : la vitesse moyenne est de 7,2 Mo/sec début 2017, un chiffre légèrement au-dessus des 5 Mo/s, la vitesse recommandée pour regarder une vidéo HD diffusée en continu.

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Du côté du mobile, c’est moins glorieux : sur notre planète Terre, 45% des connexions mobiles utilisent encore un réseau 2G, ce qui complique sérieusement la possibilité d’utiliser certaines applications ou de regarder des vidéos.

Et rappelons-le pour une vision globale du sujet : l’accessibilité est aussi un marché. En se concentrant sur des internautes disposant d’un accès aux équipements, aux contenus, d’une bonne connexion, d’une carte de crédit, d’un compte en banque, on laisse sur le bord de la route de nombreux utilisateurs.

Mais surtout : des solutions

À problématiques multiples, solutions multiples ! Nous sommes nombreux à pouvoir apporter notre pierre à l’édifice à des degrés différents.

Côté institutions, parlons de la Loi République numérique : certaines entreprises du secteur privé sont désormais soumises à l’obligation de mise en accessibilité avec une mention du niveau d’accessibilité du site obligatoire.

La Fédération des aveugles et des amblyopes a annoncé la création de son label d’accessibilité avec comme objectif de valider l’accessibilité des documents numériques, les PDF dans un premier temps. Le chemin est encore long…

Les géants du web proposent déjà des versions allégées de leurs réseaux sociaux, de Facebook Lite à YouTube Go. Et ces versions séduisent aussi les internautes bien équipés, qui épargnent ainsi leur batterie et optimisent les performances de leurs appareils. Destinée d’abord aux pays émergents, Facebook Lite est aujourd’hui disponible dans plus de 130 pays, y compris la France. Moins séduisantes que leurs versions « complètes », ces applications sont également bien plus fluides et moins gourmandes en data.

gravure main d'homme tenant un smartphone, un doigt touchant l'écran

De même, les progressive web apps sont de bonnes pratiques qui tendent à améliorer l’expérience utilisateur en permettant notamment l’accès aux informations recherchées même hors connexion.

Côté paiement, si la carte de crédit nous semble d’une banalité extrême, ce n’est pas le cas pour 73% des plus de 16 ans qui ne possèdent pas de carte de crédit dans le monde. Aux États-Unis, 38% des Américains de plus de 16 ans n’ont pas de carte. Certains sites proposent déjà des cartes prépayées, mais les yeux se tournent également vers d’autres alternatives :

  • la blockchain, pour sécuriser les transactions et réduire les coûts,
  • les cryptommonaies comme le bitcoin, qui pourraient être utilisées dans tous les pays.

Pour finir, parlons un peu des langues : l’anglais et le mandarin sont les deux grands incontournables pour avoir accès à la majeure partie des contenus publiés aujourd’hui dans le monde. À la 3e et 4e position, le russe et l’arabe. Quant au français, les regards se tournent vers le continent africain, qui comptera 85% des francophones de la planète d’ici 2065.

En définitive, l’accessibilité du web est un très vaste sujet et des besoins hétérogènes. Mais plutôt que de craindre la montagne, commençons par mettre un pied devant l’autre : au travail !

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Agence LunaWeb,
concepteurs d’expériences web.

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