E-mailing et mobilité : d’où viens-je ? Où vais-je ? Qui suis-je ?

Oui, je sais c’est beau : un titre de blog c’est un peu comme un poème qui commence… « un peu » parce-qu’ensuite ça devient pénible de faire des rimes et d’écrire en alexandrins !

Le sujet du jour, comme vous avez pu le voir ladies and gentlemen, c’est : pourquoi le mobile va-t-il changer notre façon de faire des e-mailings ?

Car, bon sang mais c’est bien sûr, le smartphone n’est pas une tablette, encore moins un ordinateur. Pour autant, on y reçoit des mails, comme sur toutes les autres plateformes. Car nous sommes mobiles aujourd’hui, notre façon de consommer nos mails changent, et c’est sans parler de tous les usages possibles en situation de mobilité.

Rien de mieux que quelques chiffres collectés par nos petites mains pour se mettre en jambe, pour ensuite laisser libre cours à notre réflexion. Un, deux, trois, c’est parti !

Les smartphones en chiffres et en images

Les smartphones, ces téléphones intelligents qui permettent de faire bien plus que de téléphoner, explosent partout dans le monde. La France n’est pas en reste : en 2010, on estimait qu’un téléphone portable sur quatre était un smartphone, soit près de 8 millions ! En 2011, Google et l’association Mobile Marketing révèlent dans une étude que nous sommes aujourd’hui 12 millions de « mobinautes » pour 14 millions de smartphones. Et ça ne fait que commencer…


Une petite remarque concernant ces différentes études : comme tout sondage ou enquête, elles ne sont pas à prendre au pied de la lettre. Certaines se contredisent parfois, mais une réalité ressort clairement : surfer sur le Net en situation de mobilité prend de plus en plus de place dans notre quotidien, et devrait continuer son bonhomme de chemin dans les mois et années à venir.

Mais que font donc les mobinautes ? D’après l’AFMM (Association Française du Multimédia Mobile), ils :

Près d’un mobinaute sur deux lit donc ses mail en situation de mobilité ! Vous commencez à voir où je veux en venir avec mes histoires d’e-mailings ? D’ailleurs une autre étude, américaine cette fois-ci, montre que la consultation des e-mails sur ordinateur (desktop ou en ligne) tend à baisser au profit des smartphones :

Penser l’e-mailing autrement

Question subsidiaire : qui n’a pas reçu d’e-mailings à la fois lourds et totalement illisibles sur son smartphone ? Et la réaction systématique est, je vous le donne en mille : la corbeille !

Pour éviter ce type de désagréments (parce-que quand même, quand on investit dans une campagne e-mailing, le but c’est d’être lu et de transformer !) il faut prendre le smartphone pour ce qu’il est : un support multimédia aux possibilités multiples. Le fait d’être connecté où qu’on soit change la donne, qu’on soit annonceur ou mobinaute. La clé c’est donc d’adapter ses contenus à la mobilité !

Mais comment qu’on fait, me diriez-vous ? On pourrait, par exemple, prévoir des pages web entièrement adaptées aux mobiles. C’est-à-dire à la fois celles des campagnes e-mailings elles-mêmes, mais aussi celles de votre site vers lesquelles vous allez rediriger les mobinautes. Il faut donc penser :

  • à la taille de l’écran, qui évolue en fonction des modèles, mais qui reste bien plus petite que celle des écrans d’ordinateurs ;
  • au mode de navigation : il est tactile et beaucoup moins précis au doigt qu’à la souris.

En conséquence, il faut épurer, aller à l’essentiel, ajouter de gros boutons « call to action » et faire en sorte (sivouplé) que la page ne soit pas trop lourde à charger, ou pire, entièrement développée en Flash (impossible à voir sur un iPhone par exemple).

A savoir : la grande majorité des smartphones utilisés en France affichent par défaut les images ! Ce qui n’est pas le cas des logiciels de messagerie « classiques », pour lesquels nous cherchons et recherchons des trésors de subtilités pour que l’utilisateur voit ces images, et accèdent donc au contenu « riche » de l’e-mail.

Les smartphones sont bien plus que des portables. On peut donc utiliser dans ses campagnes e-mailings la géolocalisation (trouver le magasin le plus proche de soi), proposer des bons de réduction utilisables en présentant son mobile, ou encore permettre aux mobinautes de vous envoyer un SMS ou tout simplement de… vous appeler directement !

En bref : prendre le train en marche

Un autre paramètre, que j’avais évoqué dans un billet sur l’usabilité de l’iPad, est à prendre en compte : celui de la disponibilité des utilisateurs. Les mobinautes utilisent leur téléphone pour tuer le temps lorsqu’ils sont dans le métro, en attendant un rendez-vous, etc.
Pendant ces courtes périodes, ces mobinautes (vos cibles!) sont donc très captifs, bien souvent plus que sur leur ordinateur, affairés qu’ils sont à travailler. Ils sont donc attentifs, mais aussi encore plus impatients que sur leur ordi-mini du bureau : sachez les attraper au vol !

Ce qui m’amène à un sujet cher à nos ouailles chez LunaWeb : le webdesign adaptatif, ou « responsive » en anglais (ce qui vous fait une belle jambe, je sais). Pour faire simple, car on pourrait (et on le fera certainement) dédier un billet entier à ce sujet, le principe est de permettre au design de s’adapter automatiquement à son environnement. Finies les multiples pages vers lesquelles on redirige en fonction du support de lecture ! Les pages, que dis-je les sites web, s’adaptent toutes seules comme des grandes. C’est pas beau ça ?

En attendant qu’on vous en dise plus à ce sujet, je vous conseille vivement de faire un tour sur A List Apart, voire même d’acquérir l’excellent A Book Apart dédié au webdesign adaptatif. Bonne lecture et à bientôt !

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