L’eye-tracking en bref

En cette nouvelle année (que nous vous souhaitons très bonne !), nous reprenons les bonnes habitudes : revenir de façon simple mais efficace sur des sujets qui touchent au web, qu’il s’agisse du e-commerce, des réseaux sociaux, du design ou du développement…

Notre mission (si vous l’acceptez) : éclairer votre lanterne et vous aider à comprendre le web dans sa globalité. De quoi alimenter de nombreux billets !

Au menu du jour : l’eye-tracking en deux coups de cuillère à pot. C’est parti !

L’eye-tracking, c’est quoi ?

L’eye-tracking est une technologie qui permet de suivre les mouvements des yeux d’une personne face à un écran. Ce qui sert à identifier les zones dites « chaudes » de vos pages web, c’est-à-dire celles qui seront lues par les internautes, et a fortiori celles qui seront ignorées.

En bon françois on dit oculométrie, mais nous on trouve qu’eye-tracking c’est plus joli !

Comment ça marche ? On utilise généralement des diodes installées sur un écran, qui émettent de la lumière infra-rouge (l’eye-tracker donc). Des caméras, elles-mêmes intégrées à l’ordinateur, permettent de capter et d’analyser les mouvement de l’œil.
Inutile de le préciser : cela n’a rien à voir avec nos vieux souvenirs d’Orange mécanique (avouez que vous y avez pensé), l’eye-tracking est totalement indolore et inoffensif.

Une dernière chose  : attention à ne pas confondre eye-tracking et mouse-tracking. Même si l’objectif est le même (savoir ce qui intéresse les internautes sur vos pages web), le procédé est différent : pour le premier on étudie les mouvements de l’oeil, pour le second celui de la souris.
Et ce que lit l’œil n’est pas forcément visité par la souris. La nuance est ténue, certes, mais elle est bien là.
Ceci dit, les deux sont souvent utilisés de pair (d’où la confusion), afin d’étudier à la fois les zones de lecture et de navigation des internautes.

Quelques exemples d’eye-tracking

L’un des plus connus est celui effectué sur Google :

Source : Enquiro

Le résultat est sans équivoque : les internautes vont davantage chercher des informations dans les contenus situés à gauche, plutôt que dans les liens commerciaux (d’où l’importance de bien travailler son référencement).
C’est le « triangle d’or » de Google, qui est d’ailleurs tout aussi vrai pour les autres moteurs de recherche.

Autre exemple intéressant, que voici :

Source : UsableWorld

Source : UsableWorld

L’image parle d’elle-même : le parcours de lecture diffère en fonction de la position du personnage, et d’autant plus si celui-ci dirige son regard vers un point précis. Tout naturellement, l’internaute suivra ce mouvement, étonnant non ? (Source des images ici)

L’eye-tracking conforte aussi certains points que nous avions précédemment abordé : l’internaute lit en diagonale les pages web, qu’il y cherche une information bien précise, ou qu’il navigue au gré du vent.
Il est donc essentiel de rendre ses contenus attractifs (un pâté de texte aura peu de chance d’être lu), et de mettre en avant les points importants avec des couleurs, du gras, des icônes… mais dosées avec modération, ou l’internaute s’y perdra.

En conclusion…

Utiliser l’eye-tracking c’est en somme se mettre à la place de vos lecteurs : il vous permettra d’adapter votre site et son ergonomie, et d’optimiser votre contenu pour que soient lus les éléments que vous souhaitez mettre en avant.

C’est d’ailleurs la base de tout : les tests utilisateurs permettent de prendre du recul (difficile d’en avoir quand on travaille sur un projet), de souligner des évidences, de pointer des défauts. Et l’eye-tracking en fait partie !

Nous serons très certainement amenés à en reparler, emballés que nous sommes par le dernier bouquin d’Amélie Boucher sur l’ergonomie web.

À bientôt et très bonne année 2011 !

NB : si le sujet vous intéresse, vous pourrez notamment vous repaître sur le blog de Capitaine Commerce.

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Agence LunaWeb,
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