Les micro-interactions

Tout pour l’UX

On dit des micro-interactions d’un dispositif web qu’elles sont ces détails qui transforment une expérience basique en expérience wow. Si le diable se cache dans les détails, est-ce aussi le cas de l’UX ?

Source Dribbble (Zee Young) : Subtile animation d’action de téléchargement.

La littérature au sujet des micro-interactions les présente souvent comme la cerise sur le gâteau de l’UX. Un levier pour différencier un dispositif web de la concurrence — notamment sur un marché saturé — en l’adaptant au mieux aux attentes d’utilisateurs qui aiment qu’on leur rende la tâche à la fois facile et engageante et qu’on leur donne envie de la répéter. Ambitieuses les micro-interactions ?

Interactions sur une interface adaptée UX, UI.

Source Dribbble (Tubik Studio) : Mouvements et interactions sur une interface adaptée UX, UI pour de la gestion de stock et livraison d’articles de décoration.

Où se cachent les micro-interactions ?

C’est facile, elles sont partout et nous y sommes tous habitués. Quand nous déverrouillons notre smartphone sans nous poser de question, quand nous scrollons l’image de la chemise de nos rêves et qu’une fenêtre zoome sur les plus beaux détails du vêtement, quand nous pouvons voir où nous en sommes de la lecture d’un article grâce à une barre de progression…

C’est aussi ce qui nous permet de voir sur Skype ou dans notre échange de SMS via iPhone que notre interlocuteur est en train de répondre. Ce qui est parfois la cause de frustrations et d’attentes inutiles… mais c’est une autre problématique.

Les microinteractions n’ont pas attendu l’arrivée du web pour se faire — discrètement — remarquer : l’interrupteur qui ne sert qu’à allumer ou éteindre la lumière ? Le capteur qui fait couler l’eau du robinet sans que vous ayez besoin d’utiliser vos mains ? Des micro-interactions. Tout comme le potentiomètre que vous avez soudé au circuit imprimé de votre jeu électronique en cours de technologie au collège.

The details are not the details. They make the design

C’est Charles Eames qui le dit et c’est un bon résumé des enjeux des micro-interactions. Une animation qui se déclenche à un moment précis pour attirer l’attention de l’utilisateur sur un détail important (promotion sur un produit similaire, des frais de port offert… ) est en réalité imaginée avec beaucoup d’attention pour être utile et non source de distraction ou de lassitude.

Les premières études de mouvement de Nike SNKRS application mobile.

Source Dribbble (Bryant Jow) : Les premières études de mouvement de Nike SNKRS sur application mobile.

De la personnalité !

Avec les micro-interactions, on satisfait donc les besoins des utilisateurs tout en permettant aux designers de faire preuve de créativité pour faire mieux à partir de l’existant ou donner un peu de personnalité à un dispositif qui remplit déjà ses promesses en terme d’expérience utilisateur. Les micro-interactions permettent même de s’inspirer de la concurrence… en faisant mieux !

Certains diront que macro UX et micro UX, c’est pareil : c’est de l’UX avant tout. On ne construit pas un dispositif seulement sur la base d’une liste de fonctionnalités, ni — à l’inverse — sans se soucier de ces micro fonctionnalités. De nombreux outils aident à bâtir un pont entre ces façons de voir les choses : les tests utilisateurs qui mettent en lumière des besoins d’ordre « micro » qui n’avaient pas été envisagés dans un premier temps et les données qui, une fois analysées, montrent que les utilisateurs ne sauraient se passer de telle fonction ou de telle page… et que ces interactions mono-tâches contribuent efficacement à améliorer le taux de conversion.

Comme souvent, c’est la stratégie qui permet de définir un objectif et de faire appel aux ressources pour y parvenir, qu’elles soient micro ou macro !

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Agence LunaWeb,
concepteurs d’expériences web.

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